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Mission 2019 – Newsletter n°6 : Artemisia ééé, Artemisia ouooh

08/08 : c’est déjà la dernière formation pour nos trois mousquetaires et leur inséparable Aminata ! Plus que motivées pour cette dernière étape, nous nous rendons à Zac Mbao pour parler de l’Artemisia. C’est l’occasion pour nous de faire partager aux apprenantes une chanson que nous venons tout juste de découvrir… et pas n’importe quelle chanson : une chanson sur l’Artemisia annua !! Si vous vous l’écoutez, vous pouvez taper ‘’Dhamma Rasta – Artemisia’’ sur YouTube. Le clip reprend en partie des images du film ‘’Malaria Business’’, que nous vous invitons à regarder pour mieux comprendre les enjeux autour de l’Artemisia annua.

« Artémisia ééé médecine naturelle,plante sacrée
Artémisia ouou ooo chacun doit être libre de se soigner
Artémisia ééé médecine naturelle,plante sacrée
Artémisia ouou ooo Tout le monde devrait pouvoir l’avoir dans le potager…. « 

Lien YouTube vers la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=MOsAi2IzhMA

Le 9 août, nous avons clôturé la mission MYLAA 2019 en organisant une cérémonie de remise des diplômes aux personnes formées. Lors de la cérémonie, les plus motivés étaient présents malgré les préparatifs de la Tabaski et les nuages menaçants.
Avec des formations dans des quartiers de Dakar, Rufisque, Gorée et Saint-Louis, nous avons formé un total de 178 petits producteurs, qui sont désormais des relais pour diffuser l’Artemisia annua.

Pour nos derniers jours au Sénégal, nous avons eu la chance de participer à une grande fête nationale : la Tabaski (ou Aïd en arabe) qui se tenait le 12 août. Il s’agit d’une fête musulmane commémorant l’épisode où Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils, puis, le voyant prêt à accomplir l’acte, le substitue par un mouton. La Tabaski est donc la fête du mouton : chaque famille achète et sacrifie un certain nombre de moutons, et prépare ainsi des réserves de viande pour plusieurs mois. Il s’agit aussi d’une journée de prières et de pardon, où chacun s’excuse de ses erreurs passées devant l’autre.

Mouton de la Tabaski en chemin vers son destin

 

 

 

Plat de la Tabaski à base de mouton

À St Louis chez Aminata pour cette fête, nous avons pu largement apprécier les coutumes sénégalaises, et nous avons même pu revêtir la célèbre tenue ‘’taille basse’’, aux couleurs et formes épatantes !

 

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Mission 2019 – Newsletter n°5 : L’Artemisia en balade

Cette 2èmesemaine débute par un séjour touristique au sud-est de Dakar, dans la réserve de Bandia. Créée en 1990, il s’agit de la 1èreréserve privée du Sénégal, s’étendant sur 3500 ha. Nous avons pu y admirer de nombreux oiseaux, des girafes, des gazelles, des élans de Derby, des antilopes, des zèbres, des phacochères, des autruches, des crocodiles….Nous avons également croisé deux rhinocéros, qui nous ont semblé quelque peu mal en point, d’autant plus que leurs cornes avaient été coupées pour éviter toute tentative de braconnage. Le Sénégal étant une ancienne terre animiste, nous nous sommes également arrêtées devant un baobab millénaire renfermant les ossements d’anciens griots. Cette journée nous a permis de retrouver la végétation et les grands espaces qui nous manquaient tant en ville !

Le 3 août, nous reprenons les formations, direction Rufisque cette fois, et plus précisément le quartier de Gorom 2 ! La journée s’avère quelque peu difficile car nous découvrons que plus de trente personnes se sont déplacées pour venir assister à la formation (nous formations se limitent habituellement à 15-20 personnes). Malgré des problèmes d’espace et de matériel, nous faisons de notre mieux pour échanger sur l’Artemisia annua, et la journée se termine très joyeusement grâce à l’arrivée de musiciens armés du Xalam, un instrument local à cordes. Grâce à eux, nous découvrons la danse traditionnelle des Peuls, une des nombreuses ethnies sénégalaises.

Xalam

 

Le 04/08, suivant les conseils de nos comparses de juillet, nous nous rendons dans les îles du Sine Saloum, célèbres pour leur grande biodiversité. À bord de notre belle pirogue, nous avons pu apprécier les mangroves et les nombreux oiseaux de ce parc national où faune et flore sont encore préservées. Au cœur du delta du Sine Saloum, nous nous sommes arrêtées sur l’île de Mar Lodj, où un enfant de 14 ans, étonnant de maturité, nous a fait découvrir l’histoire de son village. Ses habitants, les Sérères, cohabitent paisiblement depuis que les trois religions – christianisme, islam et animisme – se sont reconciliées. Cela est symbolisé par l’entrelacement des trois arbres sacrés de l’île : le fromager, le ronier et le caïlcedrat. Notre guide exceptionnel nous a aussi initié aux secrets du tam-tam téléphonique, naguère utilisé pour communiquer à travers le village…

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour à Dakar, nos trois mousquetaires, accompagnés de leur indispensable d’Artagnan (aka Aminata) se rendent à Sicap Mbao pour une 4èmeformation. Ce sont 15 personnes qui sont cette fois formées à la Maison des femmes du quartier. Déjà bien organisées, elles possèdent un jardin urbain sur le toit de leur bâtiment, qui accueillera bientôt des bébés Artemisia ! De plus, une des apprenantes est une spécialiste des savons qu’elle fabrique à partir d’aliments très divers (banane, citron…et même carotte !) et nous échangeons avec elle sur les différentes recettes possibles. Une rencontre très riche donc, et nous espérons qu’elles mettront bientôt l’Artemisia au cœur de leurs activités !

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, dans l’après-midi du 6 août, nous prenons la chaloupe direction Gorée, l’île de 1 100 habitants située dans la baie de Dakar. L’île est un des lieux symboliques pour la mémoire de la traite négrière en Afrique, et nous ne manquons pas de visiter la Maison des esclaves. Nous nous rendons ensuite à l’association Gorée Héritage où une formation a été menée le 21 juillet dernier. Les semences n’ont malheureusement pas germé chez les apprenantes que nous rencontrons, aussi nous semons une nouvelle variété de graines avec elles, les Kokopelli qui nous avaient étonné par leur forte fertilité à l’Empire des enfants. Toutefois, plusieurs apprenants nous parlent des bienfaits du baume à base d’Artemisia qui avait été fait avec l’équipe de juillet, et qui semble leur avoir soigné différents problèmes de peau !!

Le 7 août, nous changeons de public avec une formation à 100% masculine à Yeumbeul, située à une vingtaine de kilomètres de Dakar. Ces jeunes hommes ont récemment créé un centre d’activités pour redynamiser leur quartier et promouvoir la protection de l’environnement. L’Artemisia annua est particulièrement bien accueillie, d’autant plus que sa culture et sa transformation peuvent devenir d’importants leviers pour créer du lien social. Nous repartons très contentes de cet échange, malgré le fait que la voiture de notre cher taximan Ioussou fasse encore des siennes et que, bloquée en marche arrière, elle nous oblige à avoir recours à un des nombreux mécanos du coin.

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Mission 2019 – Newsletter n°4 : L’Artemisia à la conquête de Dakar

Arrivée à Dakar le 25 juillet, la team d’août (Lucie, Jessica et Marina) prend peu à peu ses marques dans le pays de la Teranga et fait la rencontre d’Aminata, une jeune sénégalaise qui a rejoint le groupe Mylaa de juillet – elle est super motivée par le projet !

Lucie, Marina, Aminata, Jessica

Après le départ de l’équipe de juillet, notre trio (quatuor avec Aminata) – aka les mousquetaires comme nous nous ferons appeler plus tard – est plus que motivé pour diffuser la culture de l’Artemisia annua. Nous réalisons notre première formation le 29 juillet à Yoff Apecsy, un quartier de Dakar. 6 femmes sont formées à la production et transformation de la plante médicinale. La rencontre avec ces femmes est l’occasion de parler culture et traditions sénégalaises, ce qui nous vaut de nombreux débats animés, notamment sur la polygamie et le système familial local. Tous ces échanges se font autour du fameux plat national : le Thieboudiene !

  

 

Le 30/07, l’équipe prend la direction des bureaux de Boubacar Cissé, le président de la coopérative CAPA (Coopérative des Acteurs et Producteurs d’Artemisia). Nous sommes accompagnées de Kala, le vice-président, et de Bineta, notre binôme. La CAPA a été créée en 2018 dans le but de développer une filière équitable et durable autour de la culture et la transformation de l’Artemisia annua. L’objectif est que les sénégalais formés à la culture de la plante puissent vendre leur surplus de production à la coopérative, alors chargée de transformer ces surplus pour une vente en tisanes, gélules, savons, baumes….

Cette réunion nous permet de discuter des différents produits de transformation envisageables et de la structuration de la coopérative. L’idée est que chaque groupement formé dans les différentes villes et les divers quartiers ait un référent qui fasse le lien avec la CAPA, le siège de celle-ci restant à Dakar. Plein d’idées germent et nous font comprendre qu’il y a beaucoup de possibilités pour l’Artemisia !

 

 

Le 31/07, notre plant d’Artemisia fait sa star en se présentant aux studios de la radio Trade FM (88.1) ! Il s’agit d’une radio locale, située à Dakar, et qui traite d’affaires et de consommation.

Nous sommes très heureuses de pouvoir toucher un plus large public avec cet enregistrement, diffusé le lendemain matin à la radio (vous pouvez le retrouver sur notre page facebook Projet Mylaa). D’ailleurs, le technicien de Trade FM, subjugué par la plante, nous passe ses coordonnées afin de planifier une formation avec son quartier l’été prochain…le planning 2020 se met déjà en place !!

 

 

L’après-midi, nous rejoignons l’Empire des enfants (notre logement) pour faire des semis avec les enfants qui y sont accueillis la journée. Plus que motivés, ils s’appliquent à faire, chacun, un pot avec des graines d’Artemisia annua. Nous espérons ainsi sensibiliser les plus jeunes aux vertus de cette plante médicinale encore trop peu connue au Sénégal.

 

Pour la première fois, nous utilisons lors de ce semis des graines fournis par l’association Kokopelli, association luttant pour l’autonomie et l’autodétermination des populations en leur proposant des semences libres de droit et reproductibles. Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-contre prises au bout de quelques jours, ces graines sont extrêmement fertiles !

 

 

 

Le 1eraoût, nos mousquetaires se rendentau centre de formation professionnelle de Ouakam. Cette 2èmeformation fait suite à une première visite du groupe de juillet, qui y avait présenté notre projet le 10/07. Très intéressées, ce sont 13 personnes qui étaient présentes et motivées pour réaliser savons, semis et apprendre toute la théorie autour de l’Artemisia annua. Les apprenants sont repartis avec un savon, un pot semé et un kit (tisane, gélules, graines et fiche récapitulative). Ils se sont montrés enthousiastes à l’idée de vendre leurs produits à la coopérative CAPA en complément de revenus ! D’autre part, grâce à un apprenant, une nouvelle formation est planifiée pour l’année prochaine à Touba, la célèbre ville sainte à 200 km à l’est de Dakar. L’agenda 2020 ne cesse de se remplir !

    

En sortant de la formation, nous montons courageusement les 198 marches d’une des deux collines volcaniques de Dakar pour atteindre l’impressionnant Monument de la Renaissance africaine. Il s’agit d’une statue de bronze et cuivre représentant un couple et son enfant dressés vers le ciel. L’édifice a été inauguré en avril 2010 par le président sénégalais Abdoulaye Wade.

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Mission 2019 – Newsletter n°3 : un nouveau départ

Cette semaine fut la dernière pour l’équipe de juillet, qui passa le relais à Jessica, Marina et Lucie de l’équipe d’aout.

Lundi, nous nous accordons une journée de repos et nous rendons dans le Sine Saloum, une région un peu plus au Sud, et nous découvrons les magnifiques mangroves du parc naturel national. La végétation, dans un état de conservation exceptionnel, héberge de nombreux oiseaux : aigrettes, hérons de toutes sortes, martin pécheurs et cormorans nous ravissent de leur présence ! Nous rentrons avec des étoiles dans les yeux. La journée n’est cependant pas terminée car nous devons préparer les deux formations du lendemain : nous nous mettons à la tâche et préparons plus de 60 kits de formations !

 

Mardi, l’équipe se divise pour réaliser les deux formations simultanées ! Seyna, Audrey et Aminata se rendent à Rufisque, dans la banlieue de Dakar, pour former 14 personnes dont certaines ne parlent que Wolof… Aminata est parfaite dans son rôle de traductrice ! Xavier, Ali et Nina, accompagnés de Bineta, se rendent à Parcelles Assainies pour la seconde formation. Au total, près de 25 personnes ont été formées à la culture et transformation de l’Artemisia aujourd’hui !

Le soir, l’équipe d’aout débarque au Sénégal, où les juillettistes l’attendent jusqu’à 3h du matin…

Jeudi, nous entamons un atelier intensif de préparation de kits pour anticiper les semaines à venir, et la remise des diplômes prévue dans l’après-midi. Malheureusement, celle-ci est annulée… Les kits seront prêts pour les prochaines formations ! Lucie, Ali et Xavier rencontrent une deuxième fois le chercheur Adiou Ndiaye à l’université afin de discuter des modalités d’un partenariat avec MYLAA.

Vendredi, l’équipe au complet fait le tour des pépinières créées l’année précédente à Hann Bel Air, où de nombreux micro-jardins formés sont demandeurs en Artemisia : les semences 2018 étaient de qualité moyenne et les semis ont donné moins de plantes qu’espéré. Nous en redistribuons donc. Nous rencontrons le professeur Bachirou Gueye, expert en paludisme et en Artemisia, qui a reçu le prix d’excellence en 2002 pour sa contribution pour avoir fait reculer le paludisme.

 

L’après-midi, nous nous rendons au micro-jardin du camp militaire de Thiaroye, où de nombreuses Artemisia prospèrent désormais aux cotés de la menthe, des navets et des aubergines.

Samedi, c’est la dernière journée au Sénégal pour l’équipe de juillet. Dans la matinée, nous nous rendons au Lac Rose, lieu touristique du Sénégal, où nous profitons d’une jolie balade en pirogue avant la baignade pour les plus courageux ! Le lac peut contenir jusqu’à 400g de sel par litre d’eau, autant dire que l’on y flotte sans aucun effort ! Le midi, nous dégustons un dernier Thiébou Diene (riz au poisson) avant de rentrer pour achever les préparatifs du départ.

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Mission 2019 – Newsletter n°2 : l’Artemisia voyage

La deuxième semaine du voyage fut tout aussi chargée et enrichissante que la première.

Mercredi, sur le retour de Saint Louis, Nina, Ali et Audrey s’arrêtent vers Thies pour rencontrer un guérisseur, More Niane, précurseur de l’Artemisia au Sénégal. En effet, il a introduit la plante en 2003 dans son village, suite à la mort de 5 enfants atteints du paludisme. Depuis, il y a éradiqué le paludisme ! Seul le manque d’eau limite l’extension de ses parcelles, qui produisent déjà 60kg d’Artemisia par an. Il soigne aujourd’hui de nombreuses personnes grâce à l’Artemisia, qu’il associe à d’autres plantes médicinales. Plus de 90% des patients qui le consultent viennent pour autre chose que le paludisme : diabète,  asthme, règles douloureuses. L’Artemisia serait-il un remède miracle ?

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L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes assises et plein airL’équipe se retrouve à Dakar, Aminata nous rejoint. Elle n’est pas de trop pour affronter la journée du jeudi où trois missions différentes nous attendent : aux Parcelles Assainies, Nina et Ali forment 18 tradi-praticiens, qui jouent un rôle essentiel dans la médecine sénégalaise. De son côté, Xavier, accompagné d’Aminata, se dirige vers le Centre d’Horticulture de Cambérène pour réaliser un semis, et mettre en place une nouvelle pépinière. Le centre encouragera les étudiants en Master à étudier les caractéristiques agronomiques de la plante. Pendant ce temps, Seyna et Audrey se lèvent tôt pour se rendre à Village Pilote, un centre de réinsertion des jeunes des rues dans le milieu professionnel. Certains enfants travaillent dans le maraîchage, encadré par Blaise, le jardinier, qui connait déjà l’Artemisia et est ravi de notre venue. Nous effectuons un semis avec lui et quelques enfants, et laissons de la tisane pour l’infirmerie. Ces trois missions feront l’objet d’un suivi attentif afin de pérenniser au mieux les pépinières mises en place.

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Vendredi, l’équipe se rend à Vibe Radio Sénégal, l’une des radios les plus plus écoutée du pays, pour une interview qui sera diffusée bientôt sur les réseaux sociaux ! Puis nous nous accordons une après-midi de pause et nous baladons dans les rues et marchés de Dakar.

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Samedi, nous nous dirigeons vers l’île de Gorée, à 4 km de Dakar, où une formation est programmée pour dimanche, en partenariat avec l’association Gorée Heritage. Cette association oeuvre pour la conservation du patrimoire goréen et pour la dynamisation des activités sur l’île. Nous préparons la formation avant de partir à la découverte de l’île, qui fait 900m de long… On fait vite le tour! L’absence de voiture y est très agréable.

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Dimanche, nous formons onze femmes de Gorée. Au programme : ateliers fabrication de savons, de baume, et semis, sans oublier la vulgarisation de l’usage de notre plante fétiche comme traitement anti paludique. Les femmes sont pleines d’énergie et très enthousiastes : elles comptent diffuser l’Artemisia à toute l’île et y éradiquer ainsi le paludisme ! Les membres de l’association Gorée Héritage prévoient déjà de former eux-mêmes d’autres goréens la semaine suivante et d’installer une pépinière dans le jardin communautaire de l’île. Leur engagement nous met du baume au coeur, et l’équipe d’août ne manquera pas de venir faire un suivi.

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Mission 2019 – Newsletter n°1 : Des rencontres plein les yeux

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L’image contient peut-être : plante, arbre, plein air et nature

 

 

Une semaine s’achève pour l’équipe MYLAA au Sénégal. Seyna, Nina, Ali, Xavier et Audrey ont découvert la ville couleur de poussière rouge, avec ses plats traditionnels, son odeur de gasoil, sa chaleur moite et le chant du Muezzine qui résonnent dans les rues ensablées.

 

 

 

Mardi, nous nous rendons à Ouakam, un quartier à l’Ouest de Dakar, où nous rencontrons des formateurs en agriculture du centre de formation professionnelle. Tous sont très enthousiastes à l’idée de découvrir l’Artemisia, la plante qui soigne. Une formation est programmée en août et une pépinière pourra être mise en place.

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Mercredi, nous rencontrons Bineta, une transformatrice en agroalimentaire formée par MYLAA en 2016, et qui souhaite s’investir dans le projet avec nous. Elle nous accompagnera beaucoup tout au long du voyage. Elle nous fait découvrir son quartier, les Parcelles Assainies qui se trouvent au nord de Dakar. Ici, le sable a remplacé le goudron. Beaucoup d’enfants jouent dans les rues. Nous sensibilisons de nombreuses personnes à l’Artemisia et aux formations à venir. Toutes les maisons sont ouvertes, l’accueil y est chaleureux.

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Jeudi, l’équipe se sépare : Seyna et Audrey partent pour le monastère de Keur Moussa, à 50 km de Dakar. Keur Moussa est un petit village au paysage très sablonneux. Le monastère est un paradis perdu, empli de verdure et d’arbres fruitiers. Nous rencontrons frère Eli, qui cultive et transforme de nombreuses plantes médicinales, dont l’Artemisia. Nous étions très enthousiastes à l’idée de le rencontrer et d’en apprendre encore plus sur notre plante fétiche. Cependant, le moine ne montre que très peu d’intérêt pour notre projet… Nous sommes déçues de cette rencontre dont nous attendions beaucoup, et nous quittons frère Eli sans avoir pu acquérir les savoirs espérés sur la transformation de la plante, notamment en pommade, en savon ou en huile. Cependant, ce voyage ne sera tout de même pas infructueux : le lendemain, nous rencontrons Maximilien Pouye, un formateur en agriculture dans le village de Keur Moussa, qui a cultivé l’Artemisia et qui en utilise pour soigner sa famille ! Cette rencontre est très intéressante, nous visitons son jardin où il cultive tous types de plantes, du maraichage aux plantes médicinales. Il n’a que quelques plants d’Artemisia pour sa consommation personnelle, mais il est très ouvert et souhaiterait qu’un étudiant vienne en stage pour étudier l’Artemisia sur une parcelle entière. Nous pensons évidemment à la césure envisagée par Lola de l’équipe Mylaa 2018… Affaire à suivre !

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Pendant ce temps, l’équipe de Dakar se rend au Centre pour le Développement de l’Horticulture de Ca

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mbérène et programme la mise en place d’une parcelle expérimentale. Dans la matinée ils rencontrent madame Ballo qui accueillera la formation du 13 juillet. Enfin, ils rencontrent un tradi-praticien, exercant une médecine traditionnelle qui soigne une grande partie de la population subsaharienne, pour échanger autour de l’Artemisia et d’une possible formation chez lui. Après cet échange, le groupe Dakar rentre pour s’atteler à la préparation des kits de formation.

 

Le 13 juillet, l’équipe est de nouveau réunie à l’occasion d’une formation de 12 femmes à Yoff, un quartier au nord de Dakar. Semis, repiquage, récolte, transformation en tisane, savon et baume, et posologie, les femmes repartent enchantées avec de nouveaux savoirs qu’elles vont pouvoir mettre rapidement en pratique ! On sent que la mission se concrétise peu à peu. Un suivi sera réalisé par l’équipe d’aout pour savoir comment elles s’en sortent et comment évolue la pépinière communautaire installée avec elles !

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Ce dimanche l’équipe se sépare de nouveau : Ali, Nina et Audrey, accompagnés par Bineta et leur chauffeur Youssou, partent pour Saint Louis, une ville située à la frontière avec la Mauritanie. Les paysages changent rapidement : la ville poussiéreuse laisse vite place à la savane jaunie par la sécheresse, parsemée d’acacias et de baobabs. Le fleuve Sénégal nous ravi de sa brise fraiche.  Le voyage durera trois jours. Là-bas, nous découvrons de nombreux fruits exotiques qui enchantent nos papilles : sapotier, solom, pomme cajou, khéwar, dattes et mangues sauvages ! Les marchés sont magnifiques, remplis de fruits, de poissons géants et d’animaux de toutes sortes. Nous rencontrons Aminata Diol, une jeune femme très ouverte et prête à s’investir dans le projet. De plus, il s’agit de la référente pour la formation Saint-Louisienne. Nous formons 16 personnes dans la banlieue de Saint Louis, à Bango, dont un homme qui souhaite introduire l’Artemisia dans sa pépinière ! Le projet avance, l’Artemisia se diffuse au-delà des frontières dakaroises.

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Seyna et Xavier, restés à Dakar, enchainent les rencontres dans les micro-jardins de la ville, et programment une formation supplémentaire avec Coumba Diop et une avec les membres de la maison des femmes de Diama Geune Sikap Mbao. Ces rencontres nous permettront de faire deux pépinières dans des zones très concernées par la culture urbaine, véritable enjeu dans une ville où les toits et les lieux communs sont peu végétalisés. Par ailleurs, Xavier et Seyna se rendent à l’université de Dakar, dans le département de biologie végétale, pour parler du projet. Ils y rencontrent un chercheur qui suit justement une étudiante réalisant son mémoire sur le développement de l’artemisia in vivo. Tous sont enthousiastes en vu d’un potentiel partenariat. Dans la même journée, ils visitent Pap Samba Diop, herboriste et transformateur en agro-alimentaire qui connaît toutes les plantes de l’Afrique dont l’artemisia suite à sa formation en 2017. Il pourrait rejoindre CAPA pour la transformation et l’étiquetage. Ces rencontres fructueuses enrichissent nos connaissances et nous ouvrent de nouvelles perspectives sur la culture et la transformation de la plante, et sur le développement de la coopérative !*

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Mission 2018, Newsletter n°5 : Une dernière semaine touchante

Nous avons pris 2 jours off pour visiter les îles Saloum, où nous avons découvert les joies des moustiques, des cafards, et des inondations sur la route et dans notre chambre ! Mais la balade en calèche dans les champs et le tour en pirogue au milieu des mangroves pour observer les oiseaux en valaient largement la peine. Après cette pause, nous reprenons la mission et rencontrons différentes personnes souhaitant être formées, comme Mama Africa pionnière dans le micro-jardinage au Sénégal. Nous réalisons un semis avec elle dans le jardin communal qu’elle dirige, en attendant que Kala la forme. Nous ne pouvons malheureusement pas organiser la formation supplémentaire à cause de la Tabaski, grande fête au Sénégal, mais Kala sera désormais le formateur MYLAA tout au long de l’année. Nous avons déjà près d’une dizaine de groupes demandeurs !

Enfin arrive le 16 août tant attendu.

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Mission 2018, Newsletter n°4 : Des rencontres prometteuses

Une nouvelle semaine s’est déjà écoulée et l’Artemisia à Dakar se développe !

Nous avons réalisé une nouvelle formation regroupant 15 personnes à Thiaroye, dans la banlieue de Dakar. Kala leur avait déjà fait découvrir l’Artemisia quelques mois plus tôt et nous avons pu voir une vingtaine de plants déjà assez grands dans le jardin du centre. Le but est maintenant d’étendre sa culture dans tout le quartier. Le directeur du centre est très concerné par le sujet.

La culture en théorie avec Léo
et la pratique avec Célia

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Mission 2018, Newsletter n°3 – la transition entre les 2 équipes MYLAA

Celia, Léo et Lola sont arrivés samedi 27 juillet à Dakar, pour prendre le relais et poursuivre les objectifs de notre mission. Voici un résumé de notre première semaine :

Le week-end dernier s’est faite la transition entre les équipes MYLAA 1 et MYLAA 2, l’équipe MYLAA au complet. Nous sommes plongés dans le bain immédiatement avec une première journée riche en rencontres, toutes très motivantes. Une femme formée cultivant de l’Artemisia, une femme atteinte du paludisme depuis longtemps qui s’est soignée grâce à la plante, des femmes intéressées par une formation que nous rajoutons à notre programme et une femme auto-entrepreneuse qui conditionne et vend des produits de qualité fabriqués localement, très intéressée par le projet. Lire la suite « Mission 2018, Newsletter n°3 – la transition entre les 2 équipes MYLAA »

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Mission 2018, Newsletter n°1 : Le choc des cultures

L’objectif est que MYLAA accomplisse sa mission en 2018, pour que MYLAA 2019 ne soit plus utile. »
La mission est challengeante. Nous acceptons. Construire, en moins de deux mois, une filière de l’Artemisia à Dakar autonome et pérenne : c’est le défi que s’est lancé l’équipe MYLAA !

La première semaine s’achève déjà. Une semaine de riches enseignements, rencontres, découvertes culturelles… le Sénégal est un pays magnifique, mais gangrené par de nombreux problèmes : les déchets, déposés à même le sol, la pauvreté, qui est d’ailleurs paradoxale, la majorité des Sénégalais ont un portable, mais les plus pauvres n’ont pas accès à l’eau potable, et vivent dans quelques m² … les enfants des rues aussi, véritable tragédie nationale. Enfin la maladie, entre le paludisme, les maladies de peau … c’est sur plusieurs de ces problèmes que MYLAA tente d’intervenir. Lire la suite « Mission 2018, Newsletter n°1 : Le choc des cultures »