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Mission 2019 – Newsletter n°1 : Des rencontres plein les yeux

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Une semaine s’achève pour l’équipe MYLAA au Sénégal. Seyna, Nina, Ali, Xavier et Audrey ont découvert la ville couleur de poussière rouge, avec ses plats traditionnels, son odeur de gasoil, sa chaleur moite et le chant du Muezzine qui résonnent dans les rues ensablées.

 

 

 

Mardi, nous nous rendons à Ouakam, un quartier à l’Ouest de Dakar, où nous rencontrons des formateurs en agriculture du centre de formation professionnelle. Tous sont très enthousiastes à l’idée de découvrir l’Artemisia, la plante qui soigne. Une formation est programmée en août et une pépinière pourra être mise en place.

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Mercredi, nous rencontrons Bineta, une transformatrice en agroalimentaire formée par MYLAA en 2016, et qui souhaite s’investir dans le projet avec nous. Elle nous accompagnera beaucoup tout au long du voyage. Elle nous fait découvrir son quartier, les Parcelles Assainies qui se trouvent au nord de Dakar. Ici, le sable a remplacé le goudron. Beaucoup d’enfants jouent dans les rues. Nous sensibilisons de nombreuses personnes à l’Artemisia et aux formations à venir. Toutes les maisons sont ouvertes, l’accueil y est chaleureux.

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Jeudi, l’équipe se sépare : Seyna et Audrey partent pour le monastère de Keur Moussa, à 50 km de Dakar. Keur Moussa est un petit village au paysage très sablonneux. Le monastère est un paradis perdu, empli de verdure et d’arbres fruitiers. Nous rencontrons frère Eli, qui cultive et transforme de nombreuses plantes médicinales, dont l’Artemisia. Nous étions très enthousiastes à l’idée de le rencontrer et d’en apprendre encore plus sur notre plante fétiche. Cependant, le moine ne montre que très peu d’intérêt pour notre projet… Nous sommes déçues de cette rencontre dont nous attendions beaucoup, et nous quittons frère Eli sans avoir pu acquérir les savoirs espérés sur la transformation de la plante, notamment en pommade, en savon ou en huile. Cependant, ce voyage ne sera tout de même pas infructueux : le lendemain, nous rencontrons Maximilien Pouye, un formateur en agriculture dans le village de Keur Moussa, qui a cultivé l’Artemisia et qui en utilise pour soigner sa famille ! Cette rencontre est très intéressante, nous visitons son jardin où il cultive tous types de plantes, du maraichage aux plantes médicinales. Il n’a que quelques plants d’Artemisia pour sa consommation personnelle, mais il est très ouvert et souhaiterait qu’un étudiant vienne en stage pour étudier l’Artemisia sur une parcelle entière. Nous pensons évidemment à la césure envisagée par Lola de l’équipe Mylaa 2018… Affaire à suivre !

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Pendant ce temps, l’équipe de Dakar se rend au Centre pour le Développement de l’Horticulture de Ca

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mbérène et programme la mise en place d’une parcelle expérimentale. Dans la matinée ils rencontrent madame Ballo qui accueillera la formation du 13 juillet. Enfin, ils rencontrent un tradi-praticien, exercant une médecine traditionnelle qui soigne une grande partie de la population subsaharienne, pour échanger autour de l’Artemisia et d’une possible formation chez lui. Après cet échange, le groupe Dakar rentre pour s’atteler à la préparation des kits de formation.

 

Le 13 juillet, l’équipe est de nouveau réunie à l’occasion d’une formation de 12 femmes à Yoff, un quartier au nord de Dakar. Semis, repiquage, récolte, transformation en tisane, savon et baume, et posologie, les femmes repartent enchantées avec de nouveaux savoirs qu’elles vont pouvoir mettre rapidement en pratique ! On sent que la mission se concrétise peu à peu. Un suivi sera réalisé par l’équipe d’aout pour savoir comment elles s’en sortent et comment évolue la pépinière communautaire installée avec elles !

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Ce dimanche l’équipe se sépare de nouveau : Ali, Nina et Audrey, accompagnés par Bineta et leur chauffeur Youssou, partent pour Saint Louis, une ville située à la frontière avec la Mauritanie. Les paysages changent rapidement : la ville poussiéreuse laisse vite place à la savane jaunie par la sécheresse, parsemée d’acacias et de baobabs. Le fleuve Sénégal nous ravi de sa brise fraiche.  Le voyage durera trois jours. Là-bas, nous découvrons de nombreux fruits exotiques qui enchantent nos papilles : sapotier, solom, pomme cajou, khéwar, dattes et mangues sauvages ! Les marchés sont magnifiques, remplis de fruits, de poissons géants et d’animaux de toutes sortes. Nous rencontrons Aminata Diol, une jeune femme très ouverte et prête à s’investir dans le projet. De plus, il s’agit de la référente pour la formation Saint-Louisienne. Nous formons 16 personnes dans la banlieue de Saint Louis, à Bango, dont un homme qui souhaite introduire l’Artemisia dans sa pépinière ! Le projet avance, l’Artemisia se diffuse au-delà des frontières dakaroises.

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Seyna et Xavier, restés à Dakar, enchainent les rencontres dans les micro-jardins de la ville, et programment une formation supplémentaire avec Coumba Diop et une avec les membres de la maison des femmes de Diama Geune Sikap Mbao. Ces rencontres nous permettront de faire deux pépinières dans des zones très concernées par la culture urbaine, véritable enjeu dans une ville où les toits et les lieux communs sont peu végétalisés. Par ailleurs, Xavier et Seyna se rendent à l’université de Dakar, dans le département de biologie végétale, pour parler du projet. Ils y rencontrent un chercheur qui suit justement une étudiante réalisant son mémoire sur le développement de l’artemisia in vivo. Tous sont enthousiastes en vu d’un potentiel partenariat. Dans la même journée, ils visitent Pap Samba Diop, herboriste et transformateur en agro-alimentaire qui connaît toutes les plantes de l’Afrique dont l’artemisia suite à sa formation en 2017. Il pourrait rejoindre CAPA pour la transformation et l’étiquetage. Ces rencontres fructueuses enrichissent nos connaissances et nous ouvrent de nouvelles perspectives sur la culture et la transformation de la plante, et sur le développement de la coopérative !*

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