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Newsletter n°5 : Une dernière semaine touchante

Nous avons pris 2 jours off pour visiter les îles Saloum, où nous avons découvert les joies des moustiques, des cafards, et des inondations sur la route et dans notre chambre ! Mais la balade en calèche dans les champs et le tour en pirogue au milieu des mangroves pour observer les oiseaux en valaient largement la peine. Après cette pause, nous reprenons la mission et rencontrons différentes personnes souhaitant être formées, comme Mama Africa pionnière dans le micro-jardinage au Sénégal. Nous réalisons un semis avec elle dans le jardin communal qu’elle dirige, en attendant que Kala la forme. Nous ne pouvons malheureusement pas organiser la formation supplémentaire à cause de la Tabaski, grande fête au Sénégal, mais Kala sera désormais le formateur MYLAA tout au long de l’année. Nous avons déjà près d’une dizaine de groupes demandeurs !

Enfin arrive le 16 août tant attendu.

La première partie de la journée est consacrée à la sensibilisation. Nous rendons visite à des délégués de quartier et à un groupement de femmes très motivées pour bénéficier d’une formation. Nous offrons au passage des gélules à un homme touché par une crise de paludisme, c’est dans ces moments que nous réalisons l’impact le plus direct de notre mission : une personne souffre, l’Artemisia la guérit. Après le déjeuner, nous retrouvons un groupe d’enfants à qui nous confions des plantules pour faire une marche avec eux dans le quartier. Une scène pour le moins inhabituelle qui n’a pas manqué de surprendre les habitants.

La deuxième partie de la journée est une cérémonie de remise de diplômes. Les discours s’enchainent, puis vient le moment des témoignages. Une jeune femme formée deux semaines plus tôt nous raconte comment la plantule d’Artemisia installée dans sa chambre a repoussé tous les moustiques et comment elle a soigné son frère atteint d’une grave crise de paludisme en lui donnant nos gélules. Ces témoignages sont puissants, motivants et touchants, Célia et moi avons les larmes aux yeux.

Après une présentation de la coopérative CAP Artemisia, nous offrons symboliquement des plants aux chefs de quartier et à d’autres acteurs pour lancer le programme « Une maison, un plant ». Le but est de vendre les autres plants pour qu’un maximum de famille puisse bénéficier de cette plante chez soit. Enfin, nous distribuons les diplômes aux apprenants. À la fin, un agronome que nous avons formé vient nous demander d’intégrer le projet MYLAA. Il est très motivé, sérieux, passionné d’agriculture, il pourrait nous apporter une grande aide au projet.

Après un bilan avec Kala, de nombreux échanges de cadeaux et de tristes adieux, nous rentrons en France. Nous sommes vraiment heureux d’avoir réalisé ce voyage et cette mission qui nous a tous beaucoup marqués. Nous avons atteint nos objectifs et l’avancée du projet a même dépassé nos attentes, notamment grâce à la grande implication de Kala cet été.

Lola

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